Les conséquences de l'infertilité
Chaque étape de la gamétogénèse, de la fécondation ou du développement peut être plus ou moins gravement compromise par ces dérèglements.
> Echecs de fécondation :
Ils peuvent être dus à deux conséquences. La première est un défaut de gamètes fécondants. Chez l'homme, on observe plusieurs cas d'anomalies du sperme : faible concentration en spermatozoïdes, faible pourcentage de spermatozoïdes mobiles ou de formes normales, faible fécondance de ces derniers... Chez la femme, des situations analogues peuvent se rencontrer : diminution du nombre d'ovocytes ovulés, défaut de maturation des ovocytes... Même avec des gamètes normaux, la fécondation peut être compromise par un obstacle à leur rencontre dans le tractus féminin : rétrécissement du col utérin, obstruction des trompes...
> Echecs de nidation :
La nidation peut être empéchée par un défaut de viabilité embryonnaire dû, soit à des abberations chromosomiques (ratés de la méiose, polyspermie), soit à des ovocytes non matures ne possédant pas toutes les substances nécessaires à leur survie. Il est aussi possible qu'elle soit compromise du fait de l'inaptitude de l'utérus, due à des anomalies fonctionnelles (cycle utérin inadéquat) ou organique (structures anatomiques anormales).
> Echecs au développement embryonnaire :
Il peut s'interrompre, là encore, à cause d'un défaut de viabilité embryonnaire mais aussi dépendre de l'influence maternelle : troubles du système immunitaire conduisant à un rejet du complexe embryon-placenta, présence de toxines empêchant la croissance...