Les problèmes éthiques soulevés
> Les mères porteuses :
Certains vont jusqu'à les appeler mères vendeuses ou d'abandon d'enfants avec préméditation. Elles ont retenu l'attention beaucoup trop longtemps. En effet, elles mettent au monde un enfant qui est biologiquement le leur (et celui du mari de la femme stérile chez qui on aura prélevé du sperme) mais qui sera reconnu comme étant celui de l'autre femme. Aujourd'hui, cette politique est condamnée par les tribunaux.
Ce procédé n'a pas toujours été condamné par la morale : au Moyen-Orient, dans l'antiquité, quand une femme ne pouvait avoir d'enfant, elle se faisait "suppléer" par sa servante qu'elle "offrait" à son mari : l'enfant né ainsi était alors légitimé...
On peut classer dans ce chapitre les problèmes posés par la fécondation et l'implantation d'embryons qui ne sont pas obtenus à partir de gamètes du couple (don d'ovules ou de sperme, etc).
> Les embryons surnuméraires :
A cause du succès aléatoire de la FIV, plusieurs embryons sont préparés. Dans ce cas, une fois la tentative réussie, que faire des embryons, dits surnuméraires ? Les garder pour le même couple, pour une autre grossesse ? pour d'autres couples qui en quelque sorte les adopteraient ? les utiliser pour la recherche ? les tuer ? Pour l'instant, aucune utilisation satisfaisante n'a été proposée car le statut de l'embryon n'est pas défini exactement : est-il déjà une personne humaine, ce qu'il peut devenir s'il est placé dans de bonnes conditions ? est-il un simple amas de cellule sans personnalité, pas plus différencié que toutes nos autres cellules ? La question est très discutée entre biologistes, médecins, philosophes, religieux.* garder les embryons pour une future grossesse : mais la congélation ne risque-t-elle pas à la longue de les endommager ? n'y a-t-il pas un risque de tri des meilleurs (eugénisme) ? le couple souhaite-t-il avoir autant d'enfant qu'on a préparé d'embryons ?Le seul espoir qui permettrait de l'éviter est lié au progrès des techniques qui pourraient éviter la préparation d'embryons surnuméraires.
* les garder pour d'autres couples : peut-on parler d'adoption d'embryons comme on en parle pour des enfants ?
* les utiliser pour la recherche : le clonage thérapeutique est présenté par les chercheurs comme un procédé d'avenir, mais les risques de dérive (clonage reproductif) sont importants.
* les tuer : l'embryon est-il déjà une personne humaine ? à partir de quand le devient-il ? lorsque l'IVG est légalement interdite ? à la naissance ?
> Des solutions ?
La gravité des problèmes moraux posés par la stérilité et les méthodes de son traitement pourrait être limitée par le traitement correct des infections de la trompe, très souvent cause de stérilité; ainsi que par le développement des adoptions, particulièrement des enfants abandonnés du Tiers Monde.
Certaines personnes, surtout dans le domaine religieux, pensent que la fécondation doit obligatoirement pour être morale être naturelle et ne doit pas faire appel à la technique, estimant que l'adoption est la seule solution acceptable pour un couple qui ne peut pas avoir naturellement d'enfants.
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